Développement durable
- Publié le 16 novembre 2020

Mégots bien jetés = environnement protégé

Entre juillet 2019 et juillet 2020, 10 200 mégots ont été jetés dans les bornes EcoMégot installées au parc de Gerland. Cela représente 4,1 millions de litres d'eau préservés. Pour la planète, merci !

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En juillet 2019, en partenariat avec la Ville de Lyon, la société Ecomégot installait, pour une expérimentation de deux ans, 15 bornes de collecte de mégots dans le parc de Gerland. Une première étude d'impact vient d'être réalisée. 

Au bout d'un an, 10 200 mégots ont été collectés, soit 1,6 kilo. "Cela paraît peu mais c'est en réalité une quantité respectable", assure Julien Bouhouf, responsable Auvergne Rhône-Alpes d'Ecomégot, "surtout si on tient compte du fait que le parc a été fermé plusieurs semaines pendant le premier confinement."

Etant établi qu'un mégot met 12 ans pour se décomposer, qu'il contient 2 500 composés chimiques et qu'il pollue 500 litres d'eau, ce résultat apparaît en effet tout à fait correct. Pour preuve, 4,1 millions de litres d'eau ont été préservés grâce à ce geste tout simple effectué par les Lyonnais. 

Une fois récupérés, ces mégots sont valorisés. Deux options, ils deviennent un combustible solide de substitution remplaçant ainsi les énergies fossiles, ou sont transformés - sans eau ni solvant - en nouveau polymère plastique employé dans la création d'objets.

Parc Zénith sans tabac

Des bornes de collecte de mégots ont également été implantées dans le 3e arrondissement, dans le parc Zénith. Ou, plus précisément, aux entrées pour qu'il devienne, par conséquent, un "parc sans tabac".

Car depuis son aménagement, celui-ci est ancré dans une démarche de concertation inédite en France grâce à la mise en place de la première étude d’impact santé. Elle vise à faire de cet espace vert un site adapté aux usagers et accessible au plus grand nombre, dans un environnement préservé. Or, l'expérimentation d’interdiction de fumer est l’une des recommandations issues de cette étude.
Menée sur 3 ans, elle est en cohérence avec les objectifs de santé publique du parc Zénith et les méthodes alternatives de gestion des espaces verts, initiées par la Ville de Lyon depuis 2007, à l'instar de l’utilisation « zéro phyto ».

De plus, le parc est situé au coeur d’un campus de six établissements réunissant quelque 6 400 étudiants. L'expérimentation se présente donc aussi comme un levier pour la sensibilisation contre le tabagisme. Et s’inscrit de fait dans la continuité de la démarche de promotion des « espaces extérieurs sans tabac » lancée en 2015 avec la Ligue nationale contre le cancer au sein des aires de jeux des grands parcs lyonnais (Tête d’Or, Gerland, Blandan, Vallon, Chambovet, clos Layat).

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